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Sucre et Obésité : une relation nuancée

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Le  sucre est considéré comme un élément favorisant l’obésité. Et cela est vrai mais pas totalement. Voici un nombre suffisant d’arguments pour et contre cette conception.

L’Organisation Mondiale de la Santé soutient que le sucre et l’obésité sont intimement liés. Le sucre a même été classé à côté des matières grasses et la sédentarité, parmi les trois premières causes de l’épidémie d’obésité. L’Organisation Mondiale de la Santé a recommandé qu’en prévention du surpoids, il convient de réduire la consommation des sucres libres (sucres ajoutés et sucres des jus de fruits). En effet, il est avéré que les personnes obèses ignorent la réelle quantité de sucre que renferme leur régime alimentaire abusif, de même que les effets de ce sucre.

En outre, la position de l’OMS se fonde sur le fait que le sucre rend un aliment plus calorique que d’habitude mais il ne lui ajoute aucun nutriment utile. Il est vrai que la densité calorique ou énergétique d’un aliment augmente avec la quantité de sucre qu’il contient. Un aliment hautement dense en calories renferme beaucoup de calories au gramme

Par exemple, une pomme est en calories d’un biscuit à l’avoine, mais son volume et son poids font qu’elle contribue mieux à la satiété. Il est en effet plus facile de se contenter d’une pomme que d’un seul biscuit.

La responsabilité du sucre est reconnue sans le moindre doute dans l’obésité des enfants et adolescents. La relation entre sucre (glucides simples) et obésité des plus jeunes a été établie en particulier dans les pays industrialisés.

Par contre, dans le cas des adultes, cette relation est remise en cause. Aux Etats-Unis d’Amérique, certains chercheurs arguent que le sucre, loin de provoquer le surpoids, pourrait même amaigrir ses consommateurs. Cela s’expliquerait par le fait qu’un plat riche en sucre est généralement pauvre en lipides. Sucre et obésité ne peuvent donc être directement associés.

Des avis plus nuancées soutiennent que le sucre ne peut être un facteur indépendant du surpoids,  dans la mesure où des enquêtes menées sur des enfants en milieu scolaire ont révélé que la consommation de sucreries est plus importante chez les enfants de poids normal que chez ceux en surpoids (enquête épidémiologique de 2005). L’industrie du sucre partage pleinement cet avis.

D’autres chercheurs expliquent qu’il est assez difficile de prouver que le sucre est un facteur indépendant de l’obésité. En fait, les aliments ou substances ont une responsabilité conjuguée dans le processus de surpoids. Il est donc compliqué de dissocier la responsabilité du sucre seul.

En définitive, si le sucre ne peut être distinctement considéré comme seul responsable de l’obésité, son action dans les cas de surpoids ne peut toutefois pas être négligée. Le sucre se conjugue avec les matières grasses et le manque d’exercice physique pour amener l’obésité au degré d’épidémie.

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